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Un nouveau ransomware cible les systèmes industriels

Les ransomwares deviennent un sujet de base pour toutes les organisations publiques et privées. Pour les seuls États-Unis, leur impact économique est estimé à 7,5 milliards de dollars pour l’année 2019, selon un rapport de la société Emisoft. Ces cyberattaques affectant les hôpitaux, les administrations ou les entreprises causent également des dommages humains car de nombreuses personnes sont gênées dans leur travail ou n’ont plus accès à un service.

Selon un rapport de chercheurs de la société Dragos, certains ransomwares pourraient bien aller au-delà de ces menaces habituelles. Les chercheurs ont en fait découvert des logiciels malveillants appelés Ekans qui diffèrent de ce que nous savons. Son code recherche spécifiquement les systèmes de contrôle industriels et tente de les arrêter. Le logiciel est capable de reconnaître 64 processus différents qui pourraient théoriquement lui permettre d’intervenir sur des sites industriels sensibles.

L’impact d’Ekans reste limité à l’heure actuelle
Cependant, selon Dragos, il n’y a rien à paniquer pour le moment. Les ransomwares restent assez limités en termes d’efficacité car ils ne disposent pas de mécanismes intégrés pour les diffuser. Cependant, il est important d’en être conscient car la spécificité de sa conception a des raisons d’être inquiète. Il y aurait donc une réelle intention de cibler des processus qui n’étaient pas présents auparavant dans ce type de malware.

Depuis la découverte d’Ekans en décembre 2019, nous soupçonnons l’implication des pouvoirs publics et notamment de l’Iran, mais selon les chercheurs, l’existence d’une telle connexion est très difficile à établir. Par le passé, les gouvernements ont déjà utilisé des logiciels malveillants pour intervenir dans des installations industrielles. On se souvient surtout du ver Stuxnet il y a dix ans. Il aurait été créé par la NSA en collaboration avec les services secrets israéliens. L’objectif était alors d’infecter les ordinateurs de contrôle des centrifugeuses d’enrichissement d’uranium en Iran.Lien

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