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Les attaques de ransomwares en France selon le directeur de l’ANSSI(Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information)

Les attaques de ransomwares en France

Scutum, Sopra Steria, Mairie de Vincennes, Mairie d’Alfortville, Software AG, le Groupe ENEL … En France, comme partout en Europe, les grandes entreprises et les administrations voient leur activité très perturbée pendant de nombreux jours après des attaques de ransomwares.
Une situation qui inquiète évidemment les pouvoirs publics. La semaine dernière, la commission sénatoriale des affaires étrangères, de la défense et des forces armées a interviewé Guillaume Poupard, directeur de l’ANSSI (Agence nationale pour la sécurité des systèmes d’information).

« Le crime organisé a pris le cyber-outil pour s’occuper des victimes », a expliqué Guillaume Poupard aux sénateurs, notant une explosion de crimes graves et d’attaques de ransomwares. L’ANSSI n’intervient que sur des événements ayant un impact fort sur la sécurité nationale ou la sécurité économique. Mais Guillaume Poupard note que «nous étions à 54 attaques à la fin de 2019, et il y en avait 128 par. 30 septembre cette année. Au cours d’une année, il triple ou quadruple constamment, donc c’est quelque chose de particulièrement inquiétant, et je ne vois aucune raison pour que cela change à court terme. « 

Le schéma est toujours le même: une attaque (souvent du phishing) qui conduit à une intrusion informatique suivie d’un cryptage qui bloque les données des victimes et une extorsion pour débloquer la situation. Rançon qui coûte cher: «On parle aujourd’hui de millions ou dizaines de milliers d’euros», assure Guillaume Poupard.

En septembre, une patiente en Allemagne est décédée après qu’une opération vitale qu’elle devait subir n’a pas pu avoir lieu après une paralysie informatique à l’hôpital universitaire de Düsseldorf causée par un ransomware.
Fin septembre, le géant hospitalier UHS (Universal Health Services) a également été victime des effets disruptifs des ransomwares.
Fin octobre, le FBI a émis une alarme prétendant disposer d’informations concrètes sur les préparatifs d’une vague d’attaques de ransomwares contre le système hospitalier et les prestataires de soins de santé américains.

Interrogé sur ces événements en pleine crise sanitaire et les attentats contre les hôpitaux français, Guillaume Poupard a précisé que « les attentats n’ont pas explosé, ils n’ont pas augmenté en volume ou en virulence » avant d’ajouter que « les grands groupes criminels ont publié un communiqué au début de La crise de dire qu’ils ont temporairement suspendu les attaques contre les hôpitaux (…) et s’y sont effectivement collés. « . Grands groupes peut-être, mais à en juger par les événements en Allemagne et aux États-Unis, certains groupes n’ont eu aucune inquiétude.
Il note également que les attentats ne cherchent plus à « jeter un large filet », mais sont de plus en plus ciblés et ciblés principalement sur « les victimes sous pression et qui peuvent se permettre de payer ».

Il a défendu le passage de Sopra Steria et leur a même donné comme exemple des entreprises qui ont su réagir rapidement et ont réussi à limiter l’impact de l’attaque ransomware dont elles ont été victimes: «Ils ont pu pour détecter l’attaque, qui n’a touché très tôt que quelques dizaines d’ordinateurs, et la bloquer. Ils ont pris soin d’arrêter complètement les grands systèmes pour ne pas faciliter son expansion et polluer leurs clients ». Guillaume Poupard note également que parmi certaines victimes fortement touchées par les ransomwares d’ici 2020, «nous arrivons désormais avec des prestataires privés intégrés dans l’équation pour réparer les systèmes en quelques jours, au plus quelques semaines pour un redémarrage complet. a parlé il y a un an pendant des semaines et des mois ».

En revanche, Guillaume Poupard n’a pas caché ses inquiétudes quant aux risques supplémentaires que comporte le télétravail. «Nous sommes encore assez préoccupés par toutes les violations que la pratique rapide du télétravail a ouverte dans les systèmes d’information. Le risque est que nous nous en rendions compte dans quelques mois», souligne Guillaume Poupard. Avant, nous encourageons les entreprises à introduire plus de contrôle et de surveillance autour du libre accès pour permettre la pratique à distance. LIEN

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