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à La Rochelle et Annecy on ne chante pas!

Entre Noël et le jour de l’an, la ville de La Rochelle et la ville d’Annecy ont été victimes de cyberattaques. Malgré la paralysie des services et l’affichage des preuves de piratage, les deux administrations ont choisi de ne pas payer de rançon pour accéder aux données.

C’est la nouvelle star des malwares, les «ransomwares». Les hackers n’endommagent ni ne volent plus de données, ce qui les motive maintenant, c’est de l’argent, et pour débloquer une cyberattaque, ils exigent une rançon, d’où le terme «ransomware» ou «ransomware». vécu plus d’une semaine.

Lundi, les hackers du groupe Netwalker ont revendiqué la responsabilité de l’attaque, et il ne sera pas surprenant d’apprendre qu’ils sont russes. Pour prouver qu’ils étaient en fait les auteurs de cette cyberattaque, ils ont téléchargé des visuels comme preuve des données «récupérées». Cité par France Bleu, celui choisi garantit qu’il ne s’agit que « d’une capture d’écran de fichiers qui ne signifie pas que les informations qu’il contient sont extraites et exploitées ».

Cependant, les hackers demandent une rançon et ils menacent de publier les données «récupérées» sur une trentaine de serveurs de la ville. Leur ultimatum est de 14 jours, et un compte à rebours est mis sur les serveurs lorsque les employés de la mairie tentent d’accéder aux données. «Nous ne savons pas exactement ce qu’ils ont pris et nous n’avons actuellement aucune preuve qu’ils détiennent des données importantes», précise le Parisien des techniciens chargés de rétablir l’accès aux différents services, comme le civil statut, DRH ou services généraux.

Ils menacent de publier les données «récupérées»

Du côté de la ville, nous avons porté plainte et une enquête judiciaire est en cours. Et si jamais les données étaient vraiment mises en ligne, la mairie assure qu’elle avertira ses citoyens, mais dans l’immédiat, l’objectif n’est pas de céder au chantage. Un accident qui touche aussi l’urbanité d’Annecy, et bien que les 1.200 fonctionnaires n’aient plus accès à leurs emails et que les services n’aient pas été rétablis, nous avons également choisi de ne pas céder au chantage, et nous sommes surtout étonnés que être la cible des pirates.

Ceci est d’autant plus dommageable en cette période de pandémie que les services ne sont proposés qu’en ligne, notamment pour les personnes âgées. À l’heure actuelle, cette attaque n’a pas été revendiquée, mais le modus operandi semble être identique. D’ailleurs, le groupe Netwalker avait déjà frappé en France plus tôt, et cet été il était soupçonné d’être à l’origine de la cyberattaque contre les compagnies d’assurance MMA.

Netwalker avait déjà frappé en France plus tôt

Plusieurs grandes entreprises françaises avaient subi des attaques de la part de ce groupe russophone, et l’un des points d’entrée était un PC sous Windows 7, qui n’avait pas été mis à jour. Qu’il s’agisse de logiciels ou de matériel, les pirates sont plus que souvent heureux d’exploiter des vulnérabilités non corrigées. Autre passerelle: le courrier électronique via le phishing et la période des fêtes est la raison idéale pour envoyer de fausses cartes de vœux qui cachent des logiciels malveillants.

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